Sirr al-’Asrâr (qui signifie « le secret des secrets » en arabe) est le projet commun de Skander Ben Yahia, Zohra Mrad et Skander Jaïbi. Originaires de Tunisie, ils/elle vivent aujourd’hui entre Paris, Luxembourg et Amsterdam.
Le nouveau live de Sirr al-’Asrâr se déploie comme un dialogue autour de la mémoire et de l’expérience partagées, via l’abstraction et le bruit. Ce dialogue se matérialise grâce à leur dispositif technique qui permet à chaque élément audiovisuel d’être capturé, traité et affiché de manière itérative et erratique, comme une manifestation physique de la mémoire collective – des souvenirs ni singuliers ni figés, mais plutôt façonnés par l’enchevêtrement, l’altération et l’échange.
À travers des improvisations denses donnant naissance à des univers en constante évolution, les éléments se dissolvent en textures et distorsions audiovisuelles, évoquant la fragilité du souvenir et la violence de l’oubli. Plus largement, cette performance marque la poursuite de l’interrogation de Sirr al-’Asrâr sur l’appartenance et l’identité, l’inconscient collectif et la façon dont les histoires partagées (re)font surface, se fragmentent et se reconstituent à travers le son et l’image.
Zohra Mrad
Zohra Mrad est un·e artiste et designer multidisciplinaire d’origines tunisienne et luxembourgeoise installée au Luxembourg. Zohra crée des expériences interactives, génératives et immersives. Son travail invite au dialogue entre l’expérience humaine et la technologie, encourageant le public à devenir acteur/créateur de l’œuvre.
Sa démarche est collaborative, circulaire et inclusive. Ses œuvres sont souvent inspirées par la kinesthésie, la guérison, le chaos et la scène musicale expérimentale et/ou extrême. Zohra interroge la manière dont ces expériences peuvent nous aider à (sur)vivre à la violence du monde qui nous entoure.
Zohra a co-fondé les résidences artistiques VIVID ECHOES au Luxembourg, la revue d’éco-poésie foehn et les collectifs Sirr al-’Asrâr, Zolei et B‑Saad. Zohra est également membre actif·ve de Mooja et Grave Erreur.
Zohra a présenté des performances et des expositions en ligne, en Europe (Allemagne, Espagne, France, Luxembourg, Pays-Bas), au Royaume-Uni et en Tunisie.
Skander Ben Yahia
Skander Ben Yahia est un musicien et chef de projet en innovation basé à Paris. Il travaille principalement dans le domaine de la production et de la performance de musique électronique. Sa passion pour la musique l’a conduit à la concrétisation de projets variés et forts : codirection de collectifs, création d’un album et de plusieurs EP, développement de performances live… Il a ainsi cultivé un univers musical riche et dynamique.
Skander est actuellement impliqué dans plusieurs initiatives artistiques. Il collabore avec Alinna Tikhonova, avec qui il explore des récits audio et visuels singuliers à travers des installations audiovisuelles. Son deuxième album, sous le pseudonyme de Near Stoic, est prévu pour janvier 2026. Par ailleurs, il a rejoint Uncloud où il a contribué au lancement d’Uncloud Editions, un label qui publie des œuvres audiovisuelles exploratoires et soutient les créations multidisciplinaires.
Skander Jaïbi
Skander Jaïbi est un compositeur, artiste audiovisuel, commissaire d’exposition et vulgarisateur scientifique tunisien et néerlandais, actuellement basé à Amsterdam. Il a obtenu son master en philosophie de la physique (quantique) à l’Université d’Utrecht en 2020. Il est l’un des fondateurs et directeurs artistiques du festival Uncloud initié en 2016.
En tant qu’artiste, Skander privilégie souvent le son comme médium. Ses œuvres explorent des techniques variées, allant de l’utilisation intensive d’enregistrements de terrain et de documents d’archives à la création de compositions intégrant ces enregistrements. Parallèlement à sa pratique artistique personnelle, il a collaboré à plusieurs reprises à des projets de création collective, notamment des pièces de danse, des films et des installations artistiques. Ses intérêts sont variés et souvent liés à sa biculturalité et à sa formation en physique, sans toutefois s’y limiter. Il défend ardemment les principes du logiciel libre et de l’accès ouvert.